Spectacle : Ciel convertible

vendredi 14 septembre 2018, 20 h, Théâtre des Muses de la Maison des arts de Laval, 1395, boul. de la Concorde Ouest (métro Montmorency)

La Société littéraire de Laval présente le concert poétique CIEL CONVERTIBLE
– poésie Patrick Coppens
– musique Gilbert Patenaude
– récital : la soprano Jacqueline Woodley, le baryton Julien Patenaude, la pianiste Mariane Patenaude et la violoncelliste Sheila Hannigan
– cocktail de bulles


Billetterie :  30$, incluant le récital, le cocktail de bulles et le CD du concert
ACHAT DE BILLETS : 514 336-2938 / sll@entrevous.ca


Extrait de la présentation de Patrick Coppens, en ouverture du concert :

« Une musique comme celle de Bach. Avec l’allégresse de Mozart, la confiance de Debussy dans les pouvoirs et les bouleversements de l’harmonie, la gravité d’un Vivat Requiem et mon strapontin pour le Royaume de la musique d’un Nouveau Monde.Que demander, que recevoir de plus? Merci Mæstro!

Pour ce qui est des poèmes de Ciel convertible (note 1), le temps ayant passé, je vois aujourd’hui ce recueil fervent et sarcastique dans une « brume dorée ». C’est ainsi que Flaubert veillissant se souvenait de sa jeunesse enfuie. Pour être un peu plus précis, disons que ce recueil parle de Dieu. De Dieu à la façon de l’apôtre Thomas et de mon regretté Gaspard Olgiati, tous deux « infiniment sceptiques et infiniment croyants », le mot important étant « infiniment ». Il parle aussi des dieux que les hommes invoquent pour se faire la guerre. Heureusement, sont omniprésents les anges qui refusent d’arbitrer ces sanglantes querelles et pour lesquels j’éprouve une tendresse malicieuse. Leur discrétion est la musique de fond du recueil qui, par ailleurs, est assez tumultueux, sinon survolté. On peut aussi signaler la remarquable performance de démons bien retors et bien cruels qui viennent encourager leurs partisans. Tout ce monde évolue parmi les humains avec un naturel confondant. La cohabitation semble aller de soi. Le divin et la satanique, sublime chacun à sa manière. Doutes, routines, angoisses et rêves font partie de leur quotidien. En somme, il souffle sur les poèmes ce qui est peut-être une autre forme de ferveur : un humour souvent noir et un esprit de révolte quasi permanent. »

Note 1 : recueil paru au 42e Parallèle en 2004.