La sagesse d’Agatha et le lecteur inconnu

29 juillet 2016

Je travaille à un article sur Agatha Christie, pour le numéro 02 du périodique ENTREVOUS. J’ai lu ses romans dans ma jeunesse. Je viens de terminer la lecture de son récit des fouilles archéologiques de Max Mallowan, son second époux, aventures dans lesquelles elle a joué un rôle actif. Je suis maintenant à la moitié de son autobiographie, florilège de souvenirs épars ponctués de réflexions personnelles, notamment sur la création littéraire. C’est à ce point riche que j’ai eu ce matin l’idée de verser dans l’onglet REVUE ENTREVOUS les citations qui déborderont de mon article de seulement deux pages, et plus encore, d’en faire une habitude, voire même de remonter au numéro o1 pour offrir aux lecteurs un complément virtuel au périodique imprimé.

Mais ce dont je veux vraiment parler ici, c’est de la magie du destin. L’exemplaire de l’autobiographie d’Agatha Christie que j’ai en mains a été emprunté dans une bibliothèque de Laval. La copie est annotée au crayon de plomb : des points d’exclamation, des astérisques, des tirets, de longues barres verticales… exactement là où j’aurais fait de même si j’eus reçu le livre vierge et que j’eus osé le crayonner. Comme l’a écrit Agatha elle-même, en page 14 de cette édition de 2002 du Masque-Hachette :

« Prendre part à quelque chose que l’on ne comprend pas est, à mon avis, l’une des composantes les plus fascinantes de l’existence. »

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