Sortie ENTREVOUS – Opéra de Montréal : La Cenerentola

11, 14, 16, 18 novembre 2017 – Place des Arts
voir le site Web de l’Opéra de Montréal


Pour accompagner le 18 novembre Thérèse Tousignant et Gilbert et Patenaude, les deux reporters du périodique ENTREVOUS, achetez directement votre billet à la billetterie de la Place des arts. Merci à l’Opéra de Montréal, partenaire de la Société littéraire de Laval. Lire le commentaire de Thérèse :

La Cenerentola

Gilbert Patenaude et moi-même avons eu le privilège d’assister à l’opéra La Cenerentola de Gioachino Rossini (1792-1868) sur un livret de Jacopo Ferretti (1784-1852) d’après le conte Cendrillon de Charles Perreault (1628-1703).

La représentation du samedi 18 novembre a été précédée, le 5 novembre, d’une causerie à la Grande Bibliothèque, animée par Pierre Vachon, musicologue et directeur, action communautaire et éducation de l’Opéra de Montréal, avec des extraits musicaux interprétés par des chanteuses de l’Atelier lyrique et la participation de Patrick Corrigan, directeur général de l’Opéra de Montréal. Une heure avant la représentation, nous avons aussi pu entendre monsieur Vachon nous entretenir de l’opéra et nous en faire écouter des extraits enregistrés.

Ces deux séances pré-opéra sont très utiles pour nous renseigner sur les processus de création des librettiste et compositeur et sur les contraintes de toute sorte qui leur sont imposées par leur époque, les salles dans lesquelles les œuvres seront jouées et les effectifs dont ils disposent. Nous encourageons vivement tous ceux et celles qui ont l’intention d’assister à un opéra ou l’autre de profiter de ces séances d’information gratuites. Un autre grand ajout technique qui aide tout au long de l’audition : une bande de surtitres en français et en anglais, tout comme en langue originale, se déploie sur un écran horizontal au-dessus de la scène et permet aux spectateurs de suivre intégralement le texte. On peut apprécier l’opéra sans nécessairement connaître l’allemand, le russe ou l’italien…

Pour en revenir à la CenerentolaCendrillon -, il s’agit bien sûr du conte que nous connaissons tous, issu d’une longue tradition orale, colligé au XVIIe siècle par Charles Perreault. On l’associe même à la coutume orientale d’apprécier les femmes aux petits pieds. Des centaines d’adaptations en ont été faites : ballet, théâtre, cinéma.

Le livret de Ferretti tient de deux choix originaux : en premier lieu, Cendrillon est victime du harcèlement de ses deux demi-sœurs et de son beau-père, non de sa belle-mère, ce qui offre un rôle masculin important et permet des ensembles vocaux diversifiés. Autre surprise : c’est un bracelet que fait tomber Cendrillon, plutôt qu’une pantoufle de vair. Il semble qu’à l’époque de la création de l’opéra, (Rome, 25 janvier 1817), il était inadmissible de voir sur scène les pieds nus d’une femme…

La morale du conte : la vengeance par le pardon. Cendrillon demandera à son mari, le Prince Charmant, de bien traiter sa méchante famille.

Pour la musique, c’est un feu d’artifice de prouesses vocales et orchestrales. Le bel canto à son meilleur dans cet opéra buffa, ou opéra comique : pas de meurtre, pas de suicide, tout finit dans l’allégresse.