Sortie ENTREVOUS – Opéra de Montréal : Tosca

16, 19, 21, 23 septembre 2017 – Place des Arts
voir le site Web de l’Opéra de Montréal


Pour accompagner le 21 septembre Thérèse Tousignant et Gilbert et Patenaude, les deux reporters du périodique ENTREVOUS, achetez directement votre billet à la billetterie de la Place des arts. Merci à l’Opéra de Montréal, partenaire de la Société littéraire de Laval. Lire le commentaire de Thérèse :

Tosca

Le jeudi 21 septembre dernier, Gilbert Patenaude et moi-même avons eu le bonheur d’assister, à titre de reporters désignés par la Société littéraire de Laval, à l’opéra Tosca du compositeur Giacomo Puccini (1858-1924) sur un livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa, créé à Rome en janvier 1900, d’après la pièce de Victorien Sardou (!831-1908).

La représentation était précédée d’une conférence avec extraits audio donnée par le musicologue Pierre Vachon qui a su nous préparer à recevoir l’œuvre.

Musicien et compositeur lui-même, Gilbert a constaté l’adéquation totale entre les propos des personnages et leur traduction musicale, permettant au public de bien s’y retrouver.

Pour ma part, j’ai relu la pièce de Sardou, créée à Paris en 1887 avec Sarah Bernardt dans le rôle-titre, écrit pour elle. La petite histoire raconte même que d’avoir interprété Tosca pendant de nombreuses représentations a contribué, pour la grande actrice, à la perte de l’usage de l’une de ses jambes et à son amputation ultérieure : dans la scène du suicide, elle s’est souvent retrouvée sur un matelas trop rigide ou trop peu épais. À l’opéra, par contre, le même tableau a une fois viré au burlesque, lorsque la cantatrice, en sautant du parapet, a été accueillie par un trampoline …

Les librettistes de Puccini ont divisé l’opéra en trois actes, alors que la pièce de Sardou en comptait quatre. Les grandes lignes de l’intrigue originale ont été respectées, et la principale différence entre la pièce de théâtre et l’opéra sont dans le développement des idées politiques, beaucoup plus important chez le français Sardou que chez les librettistes italiens, où l’accent est mis davantage sur l’intrigue amoureuse entre le peintre Mario Cavaradossi et la célèbre cantatrice Tosca, et le désir malsain du chef de police Scarpia. Un livret est toujours, de toute manière, un résumé, un condensé : on chante une trentaine de pages à l’opéra, alors qu’au théâtre, on en dit très souvent plus d’une centaine.

L’action se situe à Rome, en juin 1800, après la fin de l’éphémère République de Rome, alors que les jacobins (adeptes de la république, et collaborateurs des français) sont prisonniers politiques et que continue la guerre entre les armées françaises de Napoléon et celles du Saint Empire romain germanique, appuyées par Rome la très catholique.

La Reine Marie-Caroline de Naples (fille de Marie-Thérèse d’Autriche) s’apprête à fêter, dans son palais de Farnèse, une victoire des Allemands contre les Français, fête au cours de laquelle la Tosca doit interpréter le Te Deum d’un compositeur local.

La Tosca est amoureuse du peintre Mario Caravadossi qui la trompe, croit-elle, avec la dévote qu’il peint en Marie-Madeleine, alors qu’il protège plutôt un évadé politique, César Angelotti, passible de peine de mort, tout comme quiconque le cacherait. Involontairement, Tosca indique la cachette à Scarpia. Angiotti se suicide avant d’être exécuté et Mario est emprisonné. Tosca promet de se donner à Scarpia si celui-ci permet l’évasion de Mario et leur délivre des laisser-passer pour sortir de Rome, ce qu’il feint de lui concéder. Mais au moment de céder à ses avances, Tosca le poignarde à mort. Quand elle constate que Mario a été fusillé malgré la promesse reçue, elle se jette dans le vide.

Thérèse Tousignant,

Octobre-décembre 2017