Une bibliothèque, un violoncelliste, un roman et un champagne

2 juillet 2016

Mardi dernier, j’ai vu La bibliothèque, la nuit, à la BAnQ. De Robert Lepage et Ex Machina. Vous souvenez-vous de la bibliothèque du Capitaine Nemo dans Vingt mIlle lieues sous les mers ? La seule imaginaire de ce voyage autour du monde. Saviez-vous qu’un violoncelliste avait joué dans les ruines de la bibliothèque de Sarajevo ? (Avez-vous lu le roman de Steven Galloway, inspiré par ce fait vécu : Le violoncelliste de Sarajevo?) Connaissez-vous la bibliothèque fantôme de … ? Où déjà ? Il faut que je retourne à la BAnQ. En attendant, je visite le site Web des 10 plus belles bibliothèques du monde. Une seule se retrouve dans les choix de Lepage : la bibliothèque Sainte-Geneviève, à Paris (la première éclairée au gaz). Autant de listes, autant de lieux magiques! Quelle est votre bibliothèque préférée?

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Une idée en entraine toujours (au moins) une autre dans ma tête. Je réfléchis à la manière de Virginia Woolf écrivant son roman Mrs Dalloway : des parenthèses au milieu de mes phrases révèlent mes observations parallèles. Pendant la visite de la bibliothèque de Sarajevo, dans la projection 3D de La bibliothèque, la nuit, cette parenthèse est apparue : (Qui est ce violoncelliste?). J’ai cherché ensuite sur Internet et je suis tombée sur le roman de Galloway et de là, dans le site Web Les univers du livre dont une section particulièrement inspirante, Un livre, un vin, où le chroniqueur Clément Solym associe un livre à un vin qui résonne « d’un accord majeur avec les pages». Et ce roman, il l’associe à un champagne (Cuvée n° 733 signée par Jacquesson), lequel « par sa composition complexe (chardonnay à 52 %, pinot meunier à 24 % et pinot noir à 24 %), son assemblage ressemble à une épreuve de patience, comme celle du violoncelliste, qui joua des heures durant pour commémorer les 22 victimes d’un bombardement. […] Intense et frais, ce champagne incarnerait l’acte de noblesse de notre violoncelliste, autant que les bulles fines seraient le pied de nez à la mort qui aurait pu le saisir sur l’instant.»

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Là, mon esprit remonte le temps : à Montréal, au Pied du courant (dans les années 1980), la SAQ organisait des soupers littéraires. Je me souviens de celui en hommage à Georges Sand : musique composée à Nohant, son domaine, lecture d’extraits de ses romans et de ses lettres, et repas constitué de mets qu’elle-même a évoqués dans ses écrits. Romantique ! Je me vois hôtesse de telles rencontres.